Les élèves du village de Kiriyah, situé sur le mont Gangan et relevant du quartier Tafory Gangan, vivent un véritable calvaire pour accéder à l’éducation. Très nombreux dans cette localité agro-pastorale de Kindia, ces enfants descendent et remontent chaque jour la montagne pour suivre les cours dans les établissements du centre urbain.

Dès 6 heures du matin, ils entament une longue marche éprouvante pour rejoindre la ville. Leurs tenues scolaires sont soigneusement rangées dans des sacs avant d’affronter un chemin sinueux, caillouteux et particulièrement fatigant. Pour y parvenir, il faut du courage et une grande endurance face aux difficultés du trajet. 《 Tous nos enfants sont inscrits à l’école, mais le problème est qu’ils ne peuvent pas arriver à temps. Descendre et remonter la montagne demande énormément d’efforts. Après les cours, ils rentrent complètement épuisés. Étudier dans ces conditions est extrêmement difficile. Nous ne savons pas s’ils pourront atteindre leurs objectifs. La construction d’une école ici serait un grand soulagement.》 Explique Karamoko Moussa Sylla, imam de Kiriyah.

Après les cours, sous un soleil accablant et souvent le ventre vide, les élèves reprennent le chemin du retour. Cette fois, l’épreuve est encore plus rude : il faut gravir le mont Gangan, connu pour son altitude. Les habits toujours dans le sac, ils affrontent une montée pénible qui suscite l’inquiétude des habitants.《 Vraiment, si l’État pouvait nous aider à avoir une école ici, ce serait un grand soulagement, surtout pour nos enfants. Avec une telle souffrance, comment un enfant peut-il réussir sa scolarité ? Nous lançons un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour la construction d’une école à Kiriyah. 》 Souligne Fatoumata Camara, responsable des femmes du village.
À noter que ces élèves, confrontés quotidiennement à ce parcours éprouvant, évoluent à tous les niveaux : du primaire au lycée.
La Rédaction
