Dans le district de Köneyah, relevant de la sous-préfecture de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia, 143 élèves dont 70 filles poursuivent leur scolarité dans des conditions extrêmement précaires. Faute d’infrastructures scolaires, ces enfants étudient sous un hangar de fortune fait de paille, exposés aux intempéries, à la chaleur et à de nombreux dangers.
Située très loin du chef-lieu de la commune rurale, cette localité souffre d’un manque criant d’équipements éducatifs. Sans école digne de ce nom, les élèves sont abandonnés à eux-mêmes, malgré leur volonté d’apprendre. Face à cette situation alarmante, les habitants de Köneyah lancent un appel pressant aux autorités guinéennes pour une sortie de crise éducative. 《 Nos enfants veulent apprendre, mais les conditions ne sont pas favorables. Étudier sous un hangar n’est pas digne. Pour avoir une bonne éducation, certaines choses doivent être mises en place. Nous, nous n’avons pas eu la chance d’aller à l’école, mais nous voulons que nos enfants apprennent à tout prix. Nous demandons à l’État, à travers le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, de nous aider à obtenir au moins six salles de classe. 》 A expliqué Yamoussa Camara, habitant du village.
Malgré l’absence d’infrastructures adéquates, des enseignants volontaires font preuve de dévouement pour assurer l’encadrement des enfants. Toutefois, leurs efforts se heurtent à de nombreuses difficultés. 《 Nous voulons une école moderne. Nous sommes des enfants. Certains parcourent des kilomètres pour venir ici. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide. 》 A déploré une élève âgée de seulement 7 ans.
Pour sa part, Amadou Baïlo Bah, instituteur du village, décrit une situation particulièrement difficile. 《 Cela fait trois ans que je suis ici. Nous sommes dans une école communautaire sous hangar. Nous sommes payés par les parents. Il y a plus de 143 élèves, dont 70 filles, et je suis le seul enseignant. J’enseigne matin et soir. Nous voulons une école moderne pour ces enfants. Nous lançons un appel aux autorités, aux partenaires et aux personnes de bonne volonté pour nous venir en aide. 》 A-t-il confié.
À Köneyah, l’espoir d’une école moderne demeure vif, mais l’urgence est réelle. Les populations attendent désormais des actions concrètes pour garantir à ces enfants un accès à une éducation digne et sécurisée.
La Rédaction
