Un atelier de formation destiné aux journalistes sur les discours de haine et l’incitation à la violence a été ouvert ce vendredi 27 mars 2026 dans la région administrative de Kindia. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme pour la consolidation de la paix en Guinée. Il bénéficie du soutien du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix et est mis en œuvre par le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée, en collaboration avec le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG).


Au total, 30 journalistes venus des différentes préfectures de la région de Kindia prennent part à cette formation axée sur les discours de haine et les messages d’incitation à la violence. Celle-ci sera suivie de la mise en place d’un comité de veille citoyenne. Dans son intervention, Aboubacar Dramé, secrétaire général adjoint de l’antenne régionale du SPPG, a insisté sur le rôle crucial des médias dans la préservation de la cohésion sociale. 《 Dans un contexte où les discours de haine et les messages d’incitation à la violence peuvent rapidement fragiliser le tissu social, le rôle des médias devient plus que jamais déterminant. À Kindia, comme ailleurs en Guinée, les journalistes sont à la fois témoins, relais et acteurs de la cohésion sociale. Le journaliste ne doit pas être un vecteur de division, mais un artisan de paix. Cela implique une vigilance accrue dans le traitement de l’information, notamment le refus de relayer des propos haineux, stigmatisants ou non vérifiés. 》 Dit t-il

Au-delà des cours théoriques, un comité de veille citoyenne composé de journalistes sera mis en place. Selon le chargé des programmes et de la protection du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée, ce mécanisme permettra de mieux surveiller et documenter les discours à risque, tout en favorisant une collaboration étroite entre journalistes, organisations de la société civile et institutions. 《 Après les formations théoriques, ces comités serviront d’organe de contrôle et de prévention des discours de haine et d’appel à la violence. Il s’agira d’un contrôle par les pairs. Les journalistes eux-mêmes sensibiliseront et interpelleront leurs confrères afin d’éviter qu’ils ne deviennent des vecteurs de troubles à l’ordre public en République de Guinée. 》 A
Les participants, venus notamment de Télémélé, Forécariah, Dubréka et Coyah, auront également pour mission de restituer les acquis de cette formation dans leurs préfectures respectives, afin d’élargir l’impact de cette initiative.
La Rédaction
